Nos contacts politiques

A l’occasion des élections municipales 2026, le Carnet des hospitalités marseillaises avec ses propositions politiques, structurantes et opérationnelles a été envoyé par mail aux partis politiques et aux listes civiques avec le message suivant :

Le courrier aux candidat·es aux municipales

Le mail envoyé le 25 novembre 2025 avec une relance en janvier 2026.

Bonjour,

Vous trouverez joint le premier Carnet des hospitalités marseillaises, présenté en conférence de presse ce mercredi 26 novembre par le collectif Marseille HospitalitéS et envoyé aux partis, listes citoyennes et candidat·es aux élections municipales de Marseille. Ce carnet présente notre feuille de route pour faire de Marseille une ville qui accueille dignement toutes les personnes de passage. Nous souhaitons connaître votre position par rapport aux propositions politiques que nous avons formulé et qui sont ici résumées :

  • Un chiffre clé : pour chaque touriste présent·e à Marseille, une autre personne de passage vient pour travailler, étudier, se soigner, créer, se protéger… et reste invisible dans les politiques publiques.
  • Un choix politique : Marseille est à un tournant : poursuivre la course à l’hyper-tourisme ou faire de l’hospitalité un projet de ville juste, durable et populaire.
  • Un levier immédiat : la taxe de séjour a été multipliée par six en dix ans ; réallouer 20 % permettrait de financer l’hospitalité à budget constant.
  • Une vision structurée : 63 propositions, 3 outils (Syndicats, Observatoire et École des hospitalités) et une délégation dédiée pour coproduire l’action publique avec les acteurs locaux.
  • Une ambition : faire de Marseille la première grande ville française à assumer l’hospitalité comme axe central du prochain mandat municipal.

Nous avons hâte d’échanger avec vous.  Nous publierons sur notre site le résultat de nos échanges. Bien cordialement, Marseille HospitalitéS.

Notre interpellation dans la presse

La Provence, 30 novembre 2025 : Le collectif Marseille HospitalitéS veut inscrire la question du logement pour les jeunes à l’agenda des municipales

Made in Marseille, 28 novembre 2025 : Auberges de jeunesse, campings… un collectif veut rendre Marseille plus hospitalière

Info tourisme : Marseille : un manifeste citoyen pour remettre l’hospitalité au cœur de la ville

L’Echo-touristique, 27 novembre 2025 : Marseille : des touristes mais pas que

Mars Actu, 26 novembre 2025 : Le collectif Marseille HospitalitéS interpelle les candidats aux municipales

Marcelle le média, 14 novembre 2025 : Marseille, l’hospitalité pour tous

Reporters d’espoir, 14 novembre 2025 : Marseille, première ville d’hospitalitéS ?

Les réponses obtenues

Les personnes contactées : Forces Vives, Front commun, La France Insoumise, L’Après, Les Républicains, Les écologistes, le Parti communiste, le Parti socialiste, le Printemps marseillais, Renaissance, Vai Marseille.

Le Printemps marseillais

Rencontre avec trois élu·es du Printemps marseillais le 25 janvier 2026

Dans le programme Le projet pour Marseille

  • (programme court) : Pour un tourisme durable qui profite aux marseillais. Nous organiserons des assises de l’hospitalité pour affirmer le caractère accueillant de notre ville.
  • (programme long) : Mais nous souhaitons aller plus loin, pour cela il nous apparaît essentiel de lancer un Observatoire des hospitalités pour documenter les réalités des flux (saisonniers, patients, étudiants, croisiéristes) et ainsi adapter les politiques publiques aux besoins réels tout en tenant compte de l’enjeu écologique pour un tourisme durable et responsable. (…) Nous devons également diversifier la typologie des lieux d’accueil des touristes : le meublé de courte durée n’a pas vocation à devenir le modèle unique pour visiter notre ville. Nous soutiendrons le tourisme social, qui doit jouer un rôle dans le caractère accessible et abordable de Marseille pour tous. »

Réponse mail

De: Pour Marseille avec Benoît Payan <contact@printempsmarseillais.fr>

Objet: Rép. : Collectif Marseille HospitalitéS : nos propositions pour Marseille / parlons-en ensemble

Date: 4 mars 2026 à 17:15:51

Madame, Monsieur

Je tiens tout d’abord à saluer le travail que vous avez mené et qui est remarquable. En documentant, avec rigueur et sensibilité, la diversité des personnes de passage et des formes d’accueil existantes, vous posez une question politique fondamentale que le débat médiatique tend trop souvent à ignorer : quelle ville voulons-nous être, pour qui, et avec quels moyens ?

Je partage votre diagnostic, et mon équipe, avec laquelle vous échangez régulièrement, porte avec conviction ce sujet. L’hospitalité marseillaise existe, elle est populaire, inventive, souvent militante. La course à la montée en gamme touristique, portée par l’aérien et la croisière, qui aggrave l’empreinte carbone, ne peut pas être le seul horizon du secteur. Ce constat fonde largement notre engagement en faveur de la diversification des formes d’accueil et d’hébergement et vous trouverez des convergences réelles entre vos propositions et les différentes parties de notre programme (dont vous trouverez le texte intégral en pièce jointe).

Sur le logement, notre programme s’engage notamment à créer 1 000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence, à mettre en place l’encadrement des loyers, à renforcer les résidences sociales, à lutter contre les meublés touristiques illégaux et la spéculation immobilière, et à étendre le permis de louer. Ces mesures répondent directement aux tensions que vous documentez : travailleurs saisonniers mal logés, migrants invisibilisés, artistes en précarité croissante, familles expulsées vers la périphérie par la pression des plateformes.

Sur les enjeux écologiques, nous partageons votre volonté de réduire la dépendance de l’économie locale aux clientèles touristiques internationales à forte intensité carbone et de réduire l’impact environnemental du tourisme en général et des croisières en particulier. Une hospitalité sobre et de proximité est non seulement plus juste socialement, mais elle est aussi économiquement plus robuste et compatible avec les Accords de Paris.

Sur la solidarité et la santé, notre programme fait de la santé mentale une grande cause municipale et prévoit un accès universel aux centres de santé non lucratifs — ce qui fait directement écho à vos propositions de points d’accueil médical et psychologique pour les personnes de passage. La mutuelle municipale, la gratuité de la cantine pour de nombreuses familles et le soutien aux parents isolés participent de la même logique : réduire les inégalités d’accès aux droits fondamentaux, que l’on soit résident permanent ou de passage.

Vous posez une question qui nous invite à aller plus loin concernant la répartition des personnes de passage, entre touristes, travailleurs, patients, étudiants ou migrants. Cet élément clé n’a jamais fait l’objet d’un travail fin d’observation et d’analyse, mais peut constituer une clé d’entrée autour de laquelle une réflexion peut naître. En ce sens, nous allons installer un Observatoire des hospitalités pour documenter les réalités des flux et ainsi adapter les politiques publiques aux besoins réels, tout en tenant compte de l’enjeu écologique pour un tourisme durable et responsable.

Votre proposition de délégation municipale à l’hospitalité mérite à notre sens d’être intégrée dans une gouvernance transversale. L’hospitalité n’est pas un secteur délimité, mais bien un fil rouge qui traverse le logement, la santé, la culture, la mobilité, l’environnement, l’économie et l’emploi… C’est exactement l’esprit de notre démarche.

Votre appel à la coproduction des politiques publiques — « pas sans nous » — rencontre notre propre vision. Nous nous engageons à associer pleinement les acteurs de terrain, accueillants comme accueillis, aux décisions qui les concernent : syndicats, associations, représentants des salariés du secteur, mais aussi les personnes directement concernées par les politiques d’accueil. C’est par ailleurs l’esprit de la convention de Faro qui porte cette ambition sur le plan des droits patrimoniaux culturels et de mise en valeur des territoires par la diversité des ressources et des récits, que vos membres portent depuis longtemps, et dont je suis fier d’avoir rejoint les maires-signataires en 2025.

Nous refusons, comme vous, de choisir entre attractivité et justice sociale, entre dynamisme économique et sobriété écologique. Une ville hospitalière au sens plein du terme, c’est une ville qui protège tout le monde, et qui garantit à chacune et chacun — Marseillais de toujours ou personne de passage — un accueil digne, un toit décent, un accès aux soins, et la possibilité de participer à la vie de la cité.

C’est cette vision que nous portons. Votre carnet est une contribution précieuse pour la faire vivre concrètement. Continuons à construire ensemble une ville hospitalière !

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma sincère considération.

Benoît Payan , Tête de liste du Printemps marseillais , Le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens Pour Marseille

La France insoumise

Rencontre avec quatre membres de Vai Marseille le 8 décembre 2025.

Programme 379 Mesures pour Marseille

Chapitre IV Combattre toutes les discriminations Axe 3 : repenser l’hospitalité et maitriser le tourisme. Le tourisme est souvent perçu comme un atout pour Marseille, mais les choix politiques de ces dernières décennies ont favorisé un sur-tourisme qui abîme la ville : croisières massives, explosion d’Airbnb, gentrification, grands événements déconnectés des besoins locaux. Nous défendons une ville populaire où chacun·e a droit à la ville et où l’accueil ne se limite pas aux touristes. Marseille reçoit chaque jour autant d’étudiant·es, travailleur·euses, migrant·es ou marin·es que de visiteur·euses : il faut donc passer d’une gestion du tourisme à une véritable politique d’hospitalité, comme le plaide le collectif Marseille Hospitalités. Faire de Marseille une ville accueillante et digne pour tous·tes, conciliant attractivité, justice sociale et sobriété écologique.

  • Mesure 362 Maîtriser le développement touristique afin de préserver la ville et ses habitant·es. Réguler le sur-tourisme en luttant contre les abus liés à l’expansion des locations de courte durée de type Airbnb (voir chapitre 2, mesure 63) et contre l’impact des croisières (chapitre 3, mesure 276).
  • Mesure 363 Réorienter la fiscalité touristique vers une politique d’accueil juste et solidaire. Affecter une part de la taxe de séjour au financement d’un accueil digne de l’ensemble des personnes présentes à Marseille, et non exclusivement à la promotion touristique.
  • Mesure 364 : Structurer une politique municipale de l’hospitalité dépassant le seul cadre touristique. Créer une délégation municipale à l’hospitalité chargée de coordonner une politique d’accueil globale, en lien avec un comité populaire de l’hospitalité (voir chapitre 1, mesure 8) réunissant acteurs publics, associatifs, privés et habitant·es, chargé d’évaluer les conditions d’accueil et leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux.
  • Mesure 365 : Ancrer les politiques d’accueil à l’échelle des quartiers. Créer des syndicats d’hospitalité de quartier, fédérations locales des acteur·rices de l’accueil (hébergeur·euses, restaurateur·rices, guides, associations, tiers-lieux), afin de renforcer la coordination et l’action de proximité.
  • Mesure 366 : Professionnaliser et transformer les pratiques de l’accueil. Lancer l’École des hôtes, un programme de formation continue destiné aux professionnel·les et bénévoles de l’accueil, centré sur l’hospitalité universelle, l’accessibilité, la sobriété énergétique et la lutte contre les discriminations.

Dans la presse

La Marseilaise, 25 février 2026

Front commun

Réponse mail : Bonjour, Nous vous remercions pour le partage de ces éléments d’un grand intérêt. Nous vous remercions pour le travail réalisé. Nous avons pu intégrer certaines de vos propositions dans notre campagne en cours sur la thématique du logement. Merci, Amicalement, Faisons Front commun !

Forces Vives

Vision municipale et métropolitaine. 6 – Marseille hospitalière et solidaire. Vote d’une résolution municipale reconnaissant Marseille comme ville sanctuaire à destination des réfugiés, avec engagement à favoriser la sécurité, l’intégration et l’emploi pour les personnes en quête d’asile ou ayant fui des conflits.

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