Rencontre #8 : L’hospitalité… à la folie. Accuellir en santé mentale

Lundi 22 juin, la soirée sur les hospitalités marseillaises à La Combinerie a eu comme thème : L’hospitalité… à la folie. Accuellir en santé mentale.

Les fantastiques communs, ont assisté à cette table ronde organisée par le collectif Marseille Hospitalités à la Combinerie à Marseille qui posait la question suivante : comment conjuguer hospitalité et soin dans le champ de la santé mentale? Avec cet article, ils nous proposent une mise en perspective des éléments phares de cette discussion, sans visée d’exhaustivité. En guise de conclusion, vous trouverez à la fin un lexique qui revient sur les notions fondamentales de cette rencontre.

Un grand merci aux fantastiques communs pour ce riche compte-rendu, aux organisateur·rices de cette rencontre et a intervenant·es :

  • Aroun Mariadas, animateur d’ateliers d’écriture et membre du Cofor
  • Vincent Comailles, Direction opérationnelle, Formations rétablissement UCSD Pair
    Aidance, Logement d’Abord IPS, WFX Formations
  • Carine Delanoe-Vieux, docteure en design, collectif Marseille HospitalitéS
  • Ludovic Bonnet, équipe mobile MARS
  • Justine Bonne et Laurena Delmarle, respectivement directrice et coordinatrice de la
    Combinerie

Bonne lecture !

Nous regardons parfois une situation à travers un prisme trop étroit, qui nous empêche d’en saisir toute la complexité, et restons cloisonnés dans un petit espace conceptuel qui ne permet pas d’aller vers une approche systémique. C’est précisément ce qu’essaie de nous faire comprendre David Gissen dans son livre The Architecture of Disability. Selon lui, l’accessibilité a pris une telle place dans nos représentations, qu’elle évince les autres manières de penser l’hospitalité des personnes porteuses de handicap. En d’autres termes, comment la question du handicap s’est-elle réduite à l’accessibilité?

Un exemple particulièrement probant ressort : celui des revendications politiques portées par les 150 000 vétérans qui habitent Vienne au sortir de la première guerre mondiale : ils ne revendiquent pas l’accessibilité. Les mutilés de guerre n’exigent pas seulement une meilleure prise en compte de leurs handicaps : ils portent un véritable projet de société. Ils défendent une ville plus inclusive, fondée sur l’entraide, l’autosuffisance alimentaire, la participation de chacun à la construction et la remise en question des symboles guerriers.

Le champ de la santé mentale connaît aujourd’hui un mouvement comparable, qui invite lui aussi à adopter une approche plus systémique. Ce mouvement, c’est celui de la redéfinition du rapport aidant/aidé, c’est celui de la prise en considération du pouvoir d’agir des personnes, c’est celui d’une déstigmatisation de la santé mentale. Ce mouvement, c’est ce qui contribue à l’hospitalité dans le prendre soin.

Les évolutions de la psychiatrie vers la désinstitutionnalisation, le rétablissement, la pair-aidance et les pratiques communautaires ne se confondent pas avec l’hospitalité. Elles constituent néanmoins autant de déplacements susceptibles de rendre les institutions et la cité plus accueillantes, à condition de transformer réellement les places, les relations et les rapports de pouvoir. Mais alors, comment ce changement de paradigme intervient-il dans l’institution? s’incarne t-il plus largement dans la cité? Comment permet-il de créer de nouveaux récits et représentations?


Le COFOR (Centre de Formation au Rétablissement en Santé Mentale) est un espace où les personnes concernées par des troubles psychiques apprennent à se rétablir grâce à des atelier animés par des pairs. Il propose des modules de formation de 3 mois (bien-être, droits, addictions, etc.), basés sur le savoir expérientiel (l’expérience vécue). Les participants peuvent ensuite devenir animateurs et sont rémunérés. C’est un lieu non thérapeutique, centré sur l’autonomie et l’entraide, avec des activités comme l’écriture ou les bibliothèques vivantes. Financé par l’Agence Régionale de Santé, il est gratuit et ouvert à tous.


Réformer l’institution : quelques éléments historiques

Pour comprendre comment la notion d’hospitalité s’incarne dans l’institution psychiatrique, il convient de revenir (très) rapidement sur son évolution historique depuis les années 1950. Face à l’urgence sociale, l’État a développé un important système de protection (Sécurité sociale, institutions spécialisées) fondé sur une logique de prise en charge.

L’accès à ces dispositifs repose alors sur un diagnostic, ce qui a progressivement conduit à définir les personnes avant tout par leurs déficiences plutôt que par leurs capacités. Cette approche, dite « déficitaire », a contribué à entretenir la stigmatisation et parfois l’autostigmatisation. Les institutions ont joué un rôle essentiel de protection, mais elles ont également favorisé un fonctionnement en entre-soi, éloignant les personnes de la vie ordinaire. À l’inverse, d’autres modèles, notamment anglo-saxons, mettent davantage l’accent sur les ressources des personnes et sur l’adaptation de la société à leurs besoins.

Un autre élément marquant de cette micro histoire de l’institution psychiatrique est la sectorisation des années 1960-1970, qui résulte d’une remise en question profonde du modèle asilaire. Les longues hospitalisations, souvent éloignées du lieu de vie, étaient alors accusées d’entretenir la chronicisation des troubles, de rompre les liens sociaux et de priver les personnes de toute perspective de réinsertion. L’idée s’impose progressivement que le soin ne peut se limiter à l’hôpital : il doit s’inscrire dans l’environnement quotidien de la personne et préserver autant que possible sa vie sociale, familiale et professionnelle.

Cette nouvelle organisation repose sur un principe simple : chaque équipe de psychiatrie est responsable de la santé mentale d’un territoire donné et propose un ensemble de réponses adaptées aux besoins des habitants. Le Centre Médico-Psychologique (CMP) constitue la porte d’entrée de ce parcours, autour duquel s’articulent des consultations, des soins ambulatoires, des hôpitaux de jour, des centres de réhabilitation psychosociale, des équipes mobiles ou encore des dispositifs d’accompagnement dans le logement et l’emploi. L’hospitalisation n’est plus pensée comme la réponse systématique, mais comme une étape ponctuelle lorsque l’état de la personne le nécessite.

La psychiatrie de secteur marque ainsi un changement de paradigme : le soin quitte progressivement les murs de l’hôpital pour se déployer dans la cité. En privilégiant des accompagnements de proximité et des interventions adaptées au parcours de chacun, elle vise à soutenir le rétablissement, à prévenir les ruptures de parcours et à favoriser l’inclusion sociale. Aujourd’hui encore, la grande majorité des personnes suivies en psychiatrie le sont en dehors de l’hôpital, même si les moyens consacrés aux soins de proximité demeurent souvent en décalage avec les ambitions portées par cette organisation.

La psychiatrie de secteur est également l’une des traductions concrètes des principes de la psychothérapie institutionnelle. En affirmant que l’institution doit être soignante et non aliénante, ce courant a profondément influencé la transformation de la psychiatrie française. L’enjeu n’était plus seulement de traiter les symptômes, mais de permettre à chacun de conserver ou de reconstruire une place dans la société.

Cette évolution se traduit également par l’émergence de lieux où culture, création artistique et soin se rencontrent. La Ferme du Vinatier, centre d’art implanté au sein de l’hôpital psychiatrique lyonnais, en est une illustration : depuis plus de quinze ans, elle contribue à faire vivre les droits culturels et le pouvoir d’agir des personnes hospitalisées.

Si l’institution se transforme progressivement, c’est aussi parce qu’elle entre en résonance avec un mouvement porté par les personnes concernées elles-mêmes : un mouvement du rétablissement, un mouvement qui reconnaît le savoir expérientiel, un mouvement qui existe en dehors de l’institution et qui parvient à l’inspirer.

Renverser la place des personnes concernées : des marges au centre

Des notions comme le rétablissement ou la pair-aidance ont profondément transformé la question du soin en santé mentale. De manière générale, elles ont permis de replacer les personnes au centre, et permettent de questionner la hiérarchie aidant/aidé, et de proposer une nouvelle grille d’analyse.

Le rétablissement est un processus personnel et évolutif par lequel une personne reprend le pouvoir d’agir sur sa vie, construit un projet qui lui est propre et retrouve une place dans la société, au-delà de ses troubles psychiques.

La pair-aidance est une forme d’accompagnement fondée sur le partage d’une expérience vécue, où une personne mobilise son savoir expérientiel pour soutenir, encourager et accompagner d’autres personnes confrontées à des situations similaires.

Ces deux notions sont centrales dans les nouvelles manières de prendre soin en santé mentale, et ont émergé dans le tiers-secteur médico social depuis une vingtaine d’années, avant de trouver une lente reconnaissance (et pas toujours effective) dans la psychiatrie institutionnelle. Ce tiers-secteur fait exister ces deux notions essentielles dans la déstigmatisation de la maladie mentale. Il est porteur d’une relative indépendance par apport à l’institution, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de lien formel à ladite institution.

Par exemple, l’équipe de MARSS (Mouvement et Action pour le Rétablissement Sanitaire et Social) est maintenant formellement liée à l’hôpital Edouard Toulouse, mais conserve une approche de la santé communautaire, qui s’incarne par exemple dans « l‘allez vers », qui est une démarche d’intervention qui consiste à aller à la rencontre des personnes dans leurs lieux de vie plutôt que d’attendre qu’elles sollicitent elles-mêmes les dispositifs de soins, afin de lever les obstacles à l’accès aux droits, aux soins et à l’accompagnement.

Par ailleurs, cette approche de la psychiatrie communautaire s’ancre résolument dans la cité, dans le territoire, dans la ville, en investissant des lieux non institutionnels pour proposer des espaces où chacun peut se sentir légitime.

Par exemple, plusieurs structures marseillaises de ce tiers secteurs psychiatrique proposent une permanence les lundis à Manifesten, un café librairie militant marseillais. Ce moment permet de prendre soin en dehors du cadre institutionnel qui peut parfois être synonyme de violence pour les personnes concernées. Proposer ce temps récurrent est aussi une manière d’aider les personnes à franchir les portes (littéralement !). Une fois qu’on a osé entrer dans un lieu, on peut y revenir.

C’est le principe des sas : des espaces de transition pour reprendre confiance. Aucune participation n’est attendue. Il est possible de simplement venir boire un café, se reposer ou discuter, mais on peut aussi participer à une ‘bibliothèque vivante’, dispositif de sensibilisation qui favorise la rencontre entre une personne partageant son expérience de vie (« livre vivant ») et un ou plusieurs « lecteurs », afin de déconstruire les préjugés, faire évoluer les représentations et promouvoir une meilleure compréhension de réalités souvent méconnues, notamment en santé mentale.

MARSS est un dispositif marseillais né au milieu des années 2000 de la rencontre entre la psychiatrie communautaire, les pratiques d’« aller vers » et la réduction des risques. Aujourd’hui intégré à l’Assistance Publique– Hôpitaux de Marseille en tant qu’Équipe Mobile Psychiatrie Précarité (EMPP), MARSS intervient directement dans les lieux de vie des personnes en situation de grande précarité – rue, squats, hébergements d’urgence – afin de faciliter leur accès aux soins, au logement et aux droits.

Au-delà de l’accompagnement clinique, MARSS est également un laboratoire d’innovation qui a contribué au développement de dispositifs tels que Un Chez Soi d’Abord, à la professionnalisation des médiateurs de santé-pairs et à de nombreuses recherches sur les liens entre santé mentale, habitat et citoyenneté.

Changer de regard sur la maladie mentale

Ce double mouvement, de réforme de l’institution et de pratiques de psychiatrie communautaire, participe au besoin de changer de regard sur la maladie mentale. Nul n’a besoin d’exclure l’autre : alors que l’institution se doit de se mettre en ordre de marche pour repenser la place des personnes concernées dans le soin, la crainte d’une forme de normativité du tiers secteur psychiatrique ne doit pas empêcher ce travail pédagogique vers l’institution. L’hospitalité naît de cette rencontre.

Lorsque les pratiques professionnelles évoluent en même temps que les représentations collectives, il devient possible de construire d’autres récits sur la santé mentale : des récits où les personnes concernées ne sont plus définies par leur diagnostic, mais reconnues comme des citoyens à part entière.

Il s’agit là d’une boucle vertueuse, qui permet plus globalement d’aller vers de nouveaux récits sur la santé mentale, de participer fièrement à des « fada pride », de mettre en mots le vécu lors d’ateliers d’écritures, et tout simplement d’ouvrir la voie, comme le dit Amandine Gay dans son ouvrage ‘Vivre, libre: Exister au cœur de la suprématie blanche’.

« L’hospitalité, c’est l’affaire de tous et de toutes. » – Collectif Marseille Hospitalités

Lexique – les notions en bref

Rétablissement

Le rétablissement est une approche de la santé mentale qui place la personne au cœur de son parcours de vie et de soins. Né dans les années 1970 aux États-Unis, dans le contexte de la désinstitutionnalisation de la psychiatrie et des mouvements de défense des droits des usagers, ce concept rompt avec une vision centrée uniquement sur la maladie et les symptômes. Il repose sur l’idée que toute personne, malgré un trouble psychique ou une addiction, peut retrouver une vie satisfaisante, exercer pleinement sa citoyenneté et reprendre le pouvoir d’agir sur son existence. Le rétablissement est ainsi un processus personnel, fondé sur l’espoir, l’autonomie, le respect des droits, le développement des capacités de chacun et un accompagnement construit à partir des aspirations de la personne.

En France, cette approche s’est développée à partir des années 2010 avec l’essor des centres de réhabilitation psychosociale et son intégration progressive dans les politiques publiques de santé mentale. La loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016, complétée par le décret du 27 juillet 2017 relatif aux projets territoriaux de santé mentale, fait du rétablissement un objectif prioritaire des parcours de soins et de vie des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères et persistants. Cette évolution marque un changement de paradigme : l’accompagnement ne vise plus uniquement la réduction des symptômes, mais la construction d’un projet de vie choisi, favorisant l’inclusion sociale, l’autonomie et la participation pleine et entière à la société.

La psychothérapie institutionnelle

La psychothérapie institutionnelle est une approche de la psychiatrie développée en France à partir des années 1940, sous l’impulsion notamment de François Tosquelles à l’hôpital de Saint-Alban. Née en réaction aux pratiques asilaires, elle repose sur l’idée que l’institution elle-même constitue un outil thérapeutique. Cette approche considère que la qualité des relations entre les patients, les soignants et l’ensemble des acteurs de l’établissement, ainsi que l’organisation de la vie collective, influencent directement le processus de soin. Son objectif est d’humaniser les institutions psychiatriques en favorisant la participation des patients, le travail en équipe, la circulation de la parole et une organisation plus démocratique des soins. Le patient est reconnu comme acteur de son parcours, tandis que
l’institution est pensée comme un lieu de vie favorisant l’autonomie, la responsabilisation et le rétablissement.

En France, la psychothérapie institutionnelle a profondément marqué l’évolution de la psychiatrie publique et a contribué à la création de la psychiatrie de secteur dans les années 1960 et 1970. En rompant avec le modèle de l’asile, elle a favorisé le développement de soins ouverts sur la cité et d’un accompagnement centré sur la personne. Son héritage reste aujourd’hui visible dans les pratiques qui privilégient le travail pluridisciplinaire, la participation des usagers, la prise en compte de l’environnement de vie et une conception du soin fondée sur les liens sociaux, l’inclusion et le pouvoir d’agir des personnes.

La pair-aidance

La pair-aidance est une approche d’accompagnement qui repose sur le partage d’une expérience vécue entre personnes confrontées à des situations similaires, telles qu’un trouble psychique, une addiction, une maladie chronique, une situation de précarité ou de handicap. Développée à partir de mouvements d’entraide apparus dès les années 1930 aux États-Unis, puis renforcée par les mouvements de défense des droits des usagers et du rétablissement, elle s’appuie sur le savoir expérientiel : les connaissances et compétences acquises par une personne à partir de son propre parcours. En mobilisant cette expertise, le pair-aidant apporte un soutien fondé sur la compréhension mutuelle, favorise l’espoir,
renforce le pouvoir d’agir (empowerment) et contribue au rétablissement des personnes accompagnées.

En France, la pair-aidance s’est développée progressivement à partir des initiatives associatives, notamment avec la création des Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM) en 2005, avant de s’intégrer progressivement aux politiques publiques de santé, du médico-social et du handicap. Depuis les années 2010, des dispositifs tels que les Médiateurs de Santé-Pairs (MSP) ont contribué à sa professionnalisation, tandis que la Haute Autorité de santé reconnaît aujourd’hui le savoir expérientiel comme une ressource complémentaire aux savoirs professionnels. Cependant, des questions de grille salariale, de légitimité interne, et de reconnaissance officielle par l’Etat demeurent.

Cette évolution marque un changement de paradigme : l’expérience vécue n’est plus seulement perçue comme une épreuve, mais comme une expertise pouvant enrichir les pratiques d’accompagnement, favoriser l’inclusion sociale et renforcer la participation des personnes concernées à leur parcours de soins et de vie.

Logement d’abord

Le Logement d’Abord est une approche innovante, inspirée du modèle Housing First né à New York dans les années 1980, qui vise à offrir un logement stable et autonome aux personnes sans-abri, sans condition préalable. Contrairement aux parcours traditionnels (centres d’hébergement d’urgence, CHRS, etc.), cette méthode permet un accès immédiat au logement, suivi d’un accompagnement social et thérapeutique pour favoriser la réinsertion et le rétablissement.

En France, cette approche a été testée sous le nom « Chez Soi d’Abord » entre 2011 et 2015 dans quatre villes (Lille, Paris, Toulouse, Marseille). Aujourd’hui, elle est pérennisée sous la forme des Appartements de Coordination Thérapeutique (ACT), financés par l’État. Les résultats montrent une réduction significative des hospitalisations (20 à 25 %) et des coûts sociaux, tout en améliorant la qualité de vie des bénéficiaires. Cette politique marque un changement de paradigme : le logement n’est plus une récompense après un parcours de réinsertion, mais un levier essentiel pour y parvenir.

La bibliothèque vivante

La bibliothèque vivante est un dispositif de sensibilisation qui favorise la rencontre et le dialogue entre une personne, appelée « livre vivant », et un ou plusieurs « lecteurs ». Inspirée d’une bibliothèque traditionnelle, elle remplace les livres par des personnes qui partagent une partie de leur histoire, de leur expérience ou de leur parcours de vie dans un cadre bienveillant et sécurisé. À travers un échange en face-à-face, le lecteur est invité à poser des questions et à confronter ses représentations, tandis que le livre vivant choisit librement ce qu’il souhaite raconter. Cette démarche vise à déconstruire les stéréotypes, lutter contre les préjugés et favoriser une meilleure compréhension de réalités souvent méconnues, notamment dans le domaine de la santé mentale.

Nées au début des années 2000 au Danemark, à l’initiative de l’ONG Stop the Violence, les bibliothèques vivantes ont d’abord été conçues comme un outil de lutte contre les discriminations, le racisme et les violences. Le concept s’est ensuite diffusé dans de nombreux pays et s’est progressivement étendu à d’autres thématiques, notamment la santé mentale, le handicap ou les parcours de vie marqués par la précarité.

Ressources

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