Le Palais des Congrès et des expositions au Parc Chanot comprend 7 « palais », soit 50.000m² d’espaces modulables : congrès, colloque, séminaire, convention, salon grand public ou professionnel, roadshow…
En 1906, le Parc Chanot a ouvert ses portes pour accueillir la première exposition coloniale organisée en France suivi d’une seconde en 1922.
En 1924, il accueille la première édition de la quinzaine commerciale au Parc Chanot qui deviendra la « Foire Internationale de Marseille ».
Et en 1950, face au nombre croissant de manifestations accueillies au Parc Chanot, ouvre le Palais des Congrès et des expositions, auquel s’ajoutent aujourd’hui le Palais du Pharo et celui du World trade center.

La métropole marseillaise accueille en moyenne 1.300 évènements professionnels par an pour un demi million de journées congressistes. Elle occupe la troisième place dans l’accueil de congrès internationaux (ICCA 2023).
Au niveau national, le tourisme de réunions et de congrès est « une activité touristique élitiste, localisée préférentiellement dans les grandes stations et les métropoles. Cette localisation reflète la connexion entre ce marché touristique à forte valeur ajoutée et les processus supérieurs de la mondialisation (commandement politique et économique, niveau scientifique, connectivité, internationalisation etc.). Les enjeux de l’accueil de congrès, notamment internationaux, sont ainsi économiques, scientifiques, culturels, communicationnels (image et notoriété) et politiques (reconnaissance de la qualité du territoire à l’échelle internationale). Cette forme touristique améliorerait la compétitivité et l’attractivité de la cité d’accueil, voire du pays, dans la compétition mondiale. » (Sylvie Christofle, 2022).
Un touriste apprécié par les professionnels du tourisme
Les professionnels du tourisme et les responsables territoriaux apprécient cette clientèle au pouvoir d’achat élevé dont les dépenses journalières sont deux voire trois fois supérieures en moyenne à celles des touristes de loisirs (Observatoire du Tourisme, 2016).
En moyenne, 85% des nuitées induites sont effectuées dans des établissements hôteliers et des résidences de tourisme.
En 2023, un congressiste dépense en moyenne les 2/3 en frais de séjour (hébergement, restauration, transport local), un tiers dans l’organisation de l’évènement et moins de 10% dans le transport d’accès à la destination.

Si un congressiste sur cinq est étranger, il représente 41% des retombées économiques touristiques. Il dépense en moyenne 1.303 € par séjour, soit 1,6 fois plus qu’un participant national. Et sa durée de séjour est de 3,25 jours contre 2 jours pour un congressiste national. 72% se disent prêts à revenir dans la ville d’accueil à des fins touristiques (Atout France).
Un touriste a forte contribution carbone

Les voyages d’affaires représentent 9% des nuitées touristiques en France mais sont responsables de 17% des émissions de gaz à effet de serre du secteur.
Les déplacements pour motif professionnel sont plus court et ont souvent pour objectif la participation à des salons professionnels ou des congrès dont l’organisation génère des émissions de gaz à effet de serre.
79% de l’impact carbone de l’évènementiel est dû au transport des personnes et à la logistique.
Et à Marseille?
En 2024, Marseille a accueilli 185.069 congressistes pour 458.644 journées congressistes et 183 millions d’impact économique direct (+3% par rapport à 2023).
Les trois quart des évènements professionnels sont des réunions professionnelles (séminaires, conventions, …) et un quart des congrès (congrès, congrès expo, assemblées générales, forums, …).
Sachant que les trois quart de l’impact d’un évènement sont dût au transport des participant·es, le principale levier de réduction de l’impact carbone reste de privilégier des évènement hybrides pour limiter les déplacements et d’inciter aux mobilités douces : train, co-voiturage, …
Le Bureau des congrès Aix-Marseille Provence met en avant l’engagement de Marseille pour un tourisme durable avec le pourcentage le plus élevé d’hôtels certifiés « Clef Verte » en France et les facilités d’accès en train.

Le tourisme de loisir entre parfois en concurrence avec le tourisme d’affaire : en 2023, l’augmentation significative des tarifs hôteliers pendant la Coupe du Monde de Rugby a entraîné la perte de 23 événements représentant plus de 5 millions d’euros de retombées économiques directes sur cette période (Observatoire du tourisme de Marseille, 2024).
Synthèse
| Congressistes ((2024) | 185 069 |
| journées congressistes (2024) | 458 644 |
| Impact économique direct (2024) | 183 millions € (-24% par rapport à 2022). |
| Intensité Carbone quotidienne (2018) | 154 kgCO2 |
Sources :
- Étude Atout France 2024 : retombées économiques de l’accueil de congrès en France
- Sylvie Christofle. Tourisme d’affaires -Tourisme de réunions et de congrès. Les espaces du tourisme et des loisirs, 2022.pp.113-125, 2017. hal-03520133
- Website du Bureau des congrès Aix-Marseille Provence.
- Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d’Événement – ADERE
Une enquête menée avec l’aide de la SCIC Les oiseaux de passage.