Récit de Sofia Taibi, bénévole associative

S’approprier un territoire, trouver sa place dans une culture : Sofia Taibi est travailleuse sociale et figure essentielle de l’association Culture sans Frontière Marseille. Entre femmes, on y pratique l’hospitalité, on part à la découverte du monde et on le fait savoir !

Sofia, vous êtes travailleuse sociale… mais encore ? Quel est votre parcours ?
Je suis CESF, Conseillère en Économie Sociale et Familiale. On distingue 3 types de travailleurs sociaux : éducateur spécialisé, assistante sociale et CESF. Et il y a aussi beaucoup de médiateurs qui travaillent « dans le social ».

UN PARCOURS À TRAVERS MARSEILLE

J’ai travaillé en pôle gérontologique, ensuite en foyer social pour les Chibanis ici à la Calade, et ensuite dans plusieurs centres sociaux, pendant très longtemps, avec le public Gitan de La Renaude, Les Balustres, La Cayolle et La Soude, Bengale. Ensuite on a été repris par l’IFAC et par loyauté je ne pouvais pas rester. Maintenant depuis que je suis à l’addap13, j’ai travaillé avec les Mineurs Non Accompagnés, au pôle Logement, puis à La Castellane… et maintenant je suis avec le public Rom et je m’éclate. Et en parallèle j’ai l’association, où je suis totalement bénévole. 

Depuis quand cette asso Culture sans Frontière  existe-t-elle ?
C’était un collectif depuis 2013, devenu association en 2017, lorsque j’ai dû quitter mon ancien poste pour arriver à l’addap13. Les femmes du collectif ont senti un manque et elles m’ont demandé de monter cette association pour pouvoir faire de belles choses, se développer et surtout avoir un lieu à elles. C’est chose faite au CMA de La Calade.

Comment est née l’idée de démarrer cette activité ?
Cette association a été créée par les femmes, pour les femmes. C’est elles qui ont décidé de tout. Moi je suis juste là pour coordonner.

Pour animer aussi ?
Pour animer, bien sûr, mais c’est elles le cœur de l’asso. C’est à dire qu’on n’est pas comme dans les centres sociaux, où on pose un planning d’activités. Aujourd’hui justement ça va être la réunion de la rentrée, donc on va parler de ce qui s’est bien passé, de ce qu’on pourrait réadapter ou remettre en question, et elles savent que c’est un moment où tout est entendable.

Du coup on se projette pour l’année à venir : « Qu’est-ce que vous voulez faire toute cette année ? »Alors que lors des cafés du mois c’est plutôt « Qu’est-ce que vous voulez faire ce mois-ci ? »

QUE FAIRE ET COMMENT ?

C’est comme ça qu’elles ont décidé, pendant un café famille, d’aller à Disney. Et comme rien n’est gratuit, on s’est organisées. Je leur ai donné à chacune des missions et un laps de temps : aller chercher le meilleur rapport qualité prix sur l’hôtel, sur les billets, certaines sont allées à Auchan, à Carrefour… À la réunion suivante on a regardé tout ça et on a fini par avoir un super séjour de 5 jours, entrées, petits déjeuners, navettes, pour 220 € par adulte et 130 € par enfant.

Pour elles c’est une montée en compétence. En fait je les forme et je fais en sorte qu’elles s’émancipent. Par ces missions-là, elles savent qu’elles sont capables, qu’elles peuvent le refaire dans leur sphère privée. Elles savent qu’il faut aller chercher les réponses.

Et cela concerne combien de femmes ?
Aujourd’hui il y a 520 femmes qui se connectent sur le canal WhatsApp. Mais je propose des moments et il n’y a jamais rien d’obligatoire. Il faut qu’elles soient disponibles et qu’elle aient envie. Aujourd’hui à ce café famille de rentrée, je pense que nous serons au moins 50.

Est-ce que les participantes viennent d’un quartier spécifique, est-ce qu’il y a une notion de territoire ?
Non, c’est pour ça que nous nous appelons Culture sans Frontière Marseille. Mais on peut dire que 80% viennent de différents quartiers nord. Et sinon des quartiers sud, mais tous en quartier prioritaire : La Cayolle, La Soude, Bengale…

DES MOYENS POUR AGIR

Donc si je comprends bien, dans cette asso, il y a d’une part les prestations, d’autre part les activités ?
Exactement, mais les prestations sont surtout un outil pour travailler une action. Par exemple les mamans elles se voyaient aller à Disney mais pas à Paris… Mais quand les jeunes ont réalisé le projet De la cité à la capitale, elles m’ont dit « Sofia, on veut faire la même chose ». 

Ça nous a pris l’année entière pour tout mettre en place et là ça y est, on a acheté les billets ouigo et c’est parti. L’argent des prestations finance la plus grosse partie du projet. Les jeunes aussi font des prestations, pour le projet De la cité à l’Europe

Quel type des prestations font les jeunes ?
Eux c’est les goûters en général. Ils ont fait un goûter pour Euromed par exemple, qui nous a choisi parce que notre projet leur tient à cœur. Banlieues Santé aussi. Les jeunes préparent le goûter, les citronnades, le thé, avec l’aide de leurs mamans ou pas, ils vont le servir, ils font des vidéos… on travaille plein de choses avec cette prestation. 

Sofia Taibi au café famille de rentrée, parc Billoux, septembre 2025

Lorsque nous avons fait appel à vous en juin dernier, on avait trouvé que c’était pas trop cher. Comment calculez-vous les prix ?
Alors, on essaie d’être au plus juste tout en y gagnant quelque chose. On fait des bénéfices, mais on n’est pas une entreprise. Ce qui influe aussi sur le prix, c’est que notre association n’est pas assujettie à la TVA. Le but c’est que les femmes montent en compétence, qu’elles aient confiance en elles, qu’elles se sentent valorisées quand elles viennent sur un événement, quand on leur dit « Ah, c’est bon ! ».

J’insiste pour que tout soit fait maison. Ça diminue le prix de revient et c’est bien meilleur que des pains à hamburgers de chez Metro ! 

Elles gagnent en confiance en soi et aussi en communication. Hannane par exemple qui n’aimait pas prendre la parole, maintenant elle la prend. Mais j’insiste, la mission première de l’asso c’est de travailler l’émancipation de la femme. On sait très bien que leur priorité c’est les enfants, donc on travaille le lien parent-enfant, le soutien à la fonction parentale et l’émancipation. 

Elles n’ont pas l’habitude, c’est pas dans leurs codes ? Et bien on va casser tous les codes, on va déconstruire pour reconstruire.

Pour ce faire on travaille l’accès à la culture, mais pas uniquement « aller au MUCEM », hein. Car tout ce qu’on fait en cuisine c’est de la culture culinaire. Tout est culture. Par exemple, elles ne connaissent pas les jeux aquatiques, le bateau ? C’est une culture ! Là elles ont fait du tennis, elles ne connaissaient pas. Prochainement, elles ne le savent pas encore, mais j’aimerais les initier au golf. Elles n’ont pas accès, elles n’ont pas l’habitude, culturellement, c’est pas dans leurs codes ? Et bien on va casser tous les codes, on va déconstruire pour reconstruire. 

Vous avez une recherche de fournisseurs de qualité, bio et locaux ?
Oui, on travaille avec de super partenaires. La plateforme d’entraide locale Aouf est notre lien vers tous les producteurs et on a des produits bio gratuits, que ce soit pour nos prestations ou pour nos ateliers cuisine, on a de la belle huile d’olive d’Italie, des beaux avocats… Grâce à Aouf on a accès à une coopérative qui fait des dons de produits pour des publics en situation de précarité. C’est fantastique.

Pourquoi dans toutes nos prestations on a de la citronnade ? C’est qu’on a eu un très gros don de citrons. Alors comme à la grande époque à la Cayolle, quand toutes les femmes se réunissaient pour cuire quelque chose, chacune ramène sa râpe et on s’amuse à râper les zestes en discutant de tout, de nos problèmes de femmes, de couple, d’enfants, autour d’une activité qui va enrichir l’association. Puis ça macère 48h dans du sucre et dans les frigos de chacune, et ensuite on met tout ça dans des verres et direction le congélateur. Au dernier moment on dilue avec de l’eau et hop. 

FEMMES RESSOURCES ET MONTÉE EN COMPÉTENCES

Ça c’est le volet prestation. Et le volet Activités ? Une fois qu’on a dit que tout est culture ?
Nous avons des temps individuels et des temps collectifs. Je suis travailleur social, donc j’accompagne chaque famille si elle en a besoin. Elles savent que je suis là, disponible. Chaque fois qu’elles ont un problème de vie ou un problème d’ouverture de droits, elles savent qu’on peut travailler en accompagnement social pur et dur. 

Et à côté de ça on a des ateliers collectifs. Les ateliers à thème : une à deux fois par mois on se voit pour travailler le thème du jour. Sur ces moments les personnes doivent venir à l’heure, c’est pas un moment où on papote entre nous. C’est un moment où on se concentre sur un sujet parce que nous avons un intervenant extérieur.

Par exemple cette année on va traiter « femmes ressources », donc on a une psychothérapeute qui vient pour travailler sur les difficultés liées à l’école, aux enfants. On a aussi « santé féminine » où on travaille sur les moyens de contraception, la gynécologie, la santé de la femme… On a aussi « insertion pro », une CIP qui vient, qui travaille sur les CV, « Est-ce qu’ils sont à jour ? » On peut faire des ateliers numériques avec Emmaüs Connect et ils aident sur l’ouverture de droits, sur la réactualisation, « Comment on fait ? ».

Ça c’est les ateliers à thème, et on a aussi une fois par mois le café famille et là elles viennent et partent quand elles veulent et on est là pour papoter, rigoler, faire le bilan et se projeter pour le mois à venir. 

DES MOYENS POUR EXPLORER DE NOUVEAUX TERRITOIRES

Et en plus de tout ça on a des sorties. Quand c’est des sorties Activité elles ont une participation à payer. Quand c’est des sorties Accès à la culture c’est soit gratuit, par exemple destination MUCEM, soit 1 ou 2 € symboliques, quand on prend un car et qu’on va loin, pour éviter qu’elles n’annulent au dernier moment. Ces 2 € sont réinjectés dans l’asso, mais en fait ils vont surtout permettre que la personne qui s’est inscrite se responsabilise. 

Et du coup, petit à petit, maintenant ça fait dix ans, on arrive à ce que les familles donnent du sens à l’accès à la culture, aux visites culturelles, alors qu’avant c’était une corvée pour elles. Avant, j’utilisais la carotte : On va visiter le château de Tarascon en car mais le matin on s’arrête au marché provençal. Et elles apprécient le château même si elles sont venues pour le marché, et petit à petit elles s’habituent à la culture même.

Et je leur explique que si on arrive à habituer dès le plus jeune âge les enfants à ces lieux-là, alors qu’elles ne s’y sentent pas légitimes, et bien, plus tard ils vont être de plus en plus curieux et comprendre le sens de ces visites.

Oui, on sait que les gamins ont accès à la culture via le collège et le lycée, mais après, ils et elles décrochent complètement, sauf s’ils ont accompagné leurs parents à un concert ou au musée. Alors il y a une chance supplémentaire qu’ils et elles restent accrochés à cette pratique.
C’est ça ! Et en fait je vous recommande une interview de Hannane, (https://www.facebook.com/reel/438487139167118) où elle explique qu’elle est à Marseille depuis vingt ans, ses enfants sont nés ici et elle n’était jamais allée au Mucem, alors qu’elle est dans l’asso depuis huit ans. Mais à chaque fois que je proposais elle ne venait pas – et je ne force personne – et finalement elle est venue l’année passée parce que la carotte c’était qu’il y avait Papa Noël dans le car.

Elle a pu se dire « oui, ce lieu est accessible » et elle y est retournée dans sa sphère privée.

Ce que j’explique c’est que ce public, il se sent tellement pas légitime dans ce lieu, en pensant que c’est un lieu de prestige pour les élites, qu’elles n’y voient pas leur place. Et là, d’être accueillies dès le car (le Mucem pratique « l’aller vers » c’est à dire qu’ils viennent nous chercher), d’avoir un accueil par des médiateurs et ensuite des guides pour la visite, on comprend mieux l’exposition, ensuite on a un temps pour boire le café et papoter tous ensemble avant de rentrer. Ce moment, ça lui a cassé cette barrière, elle a pu se dire « oui, ce lieu est accessible » et elle y est retournée dans sa sphère privée.

Sa fille de 16 ans, on a souffert pour la faire venir. La première fois elle n’a pas voulu faire la visite guidée. Je lui ai conseillé, à la place, d’aller faire le tour du Mucem avec Baptistine (qui est arrivée à Marseille avec ses deux enfants, sans connaître personne, et s’est intégrée tout de suite grâce à l’association). Elle a aimé et la fois d’après elle a voulu faire la visite. On y va doucement doucement !

Vous avez des subventions ?
Oui, nous sommes subventionnées par la Politique de la Ville. Mais sur les projets internationaux pas du tout, et sur le projet européen De la cité à l’Europe, c’est la Fondation pour le Logement qui nous a financé une partie, dans le cadre des micro projets. Pour De la cité à la capitale, zéro subvention, donc il va falloir carburer sur les prestations et on s’en sort bien.

UN ESPACE POUR LES FEMMES

Est-ce une volonté d’avoir 100% de femmes dans l’asso ?
Oui ! Les hommes sont présents, mais ils ont accès à l’asso seulement à partir du moment où on sort du local. Notamment sur le lien parent-enfant, je dis aux femmes « faites venir les papas » ! Mais quand nous sommes à l’intérieur des locaux, ou pour les ateliers à thème, c’est uniquement pour les femmes.

Pourquoi ? Dans la vie de tous les jours les hommes peuvent se retrouver dans les cafés, dans les bars, pour discuter, papoter, désamorcer, se vider la tête… Mais les femmes n’ont pas ces lieux. Encore moins dans les quartiers populaires.

C’est vrai que dans certains quartiers les bars sont réservés aux hommes, même si ce n’est écrit nulle part
Exactement ! Et de fait ce n’est écrit nulle part qu’il n’y a pas d’hommes dans l’asso ! Mais c’est comme si on avait sacralisé ce lieu. Elles peuvent rigoler, pleurer – elles pleurent beaucoup – et elles s’entraident beaucoup. S’il y avait présence d’hommes il n’y aurait pas cette entraide parce que chacun resterait cantonné sur « on peut pas dire ça, ça se fait pas ».

Or quand il n’y a pas d’hommes il se dit beaucoup de choses, et il se travaille beaucoup de choses.

Moi par exemple quand je pars avec mon mari faire le barbecue, automatiquement c’est lui qui le fait. Mais quand on fait la sortie « barbecue playa », tous les étés, chacune ramène sa viande, c’est les femmes qui se collent au barbecue et elles aiment ça. Il suffirait d’un seul homme avec nous et c’est lui qui s’y collerait !

COMMUNIQUER POUR SE FAIRE ENTENDRE

Parlons un peu de votre super communication : Certaines parmi vous ont une formation ?
Non mais on a la jeunesse, on n’a rien à leur apprendre, ils sont au top et nous on a appris sur le tas, parce que ça nous intéresse. À chaque fois que j’organise une sortie ou un voyage, chaque jour l’une d’entre nous est responsable des photos et du montage. Elle ne sait pas faire, mais ça la monte en compétence. C’est celle qui l’a fait la fois d’avant qui lui dit « je vais te montrer, c’est facile, télécharge cette application, pour parler c’est par là, etc.» Si elles sont mal à l’aise avec la voix je leur dis OK, dis-moi ce que tu veux dire et je poserai ma voix. Parce qu’il faut du temps pour qu’elles n’aient pas honte de parler, si le français n’est pas perfect, parce qu’elles ne veulent pas être moquées, on peut comprendre.

Allez voir les vidéos de notre sortie De la cité à la capitale avec les jeunes, je les trouve extraordinaires ces vidéos, c’est eux qui ont fait le montage de A à Z. L’un a fait le Louvre, l’autre l’Institut du Monde Arabe, la tour Montparnasse  ou les catacombes. Jamais cela ne me serait venu à l’idée d’aller aux catacombes, mais il l’a voulu et on l’a suivi. Ils se sont entrainés, ils se sont cachés pour qu’on ne se moque pas… Et moi j’aime ces vidéos, elles sont magnifiques. Après il y a le choix du restaurant et du shopping, on leur a dit « mettez-le en valeur aussi».

De la cité à la capitale !

De la Tour Eiffel à l’Institut du Monde Arabe en passant par le forum des Halles et le Louvre, les vidéos réalisées par les jeunes de l’association, c’est par ici :

https://www.facebook.com/reel/840900304224227

https://www.facebook.com/reel/2208125069536601

https://www.facebook.com/reel/383725001487125

https://www.facebook.com/reel/1207471204029592

UNE ASSOCIATION, DES ASSOCIATIONS !

Est-ce que vous avez des liens avec d’autres associations ?
Oui, c’est parce que je suis passionnée comme travailleur social. On est en partenariat avec toutes les associations de Marseille, on se connaît. Comme j’ai une facilité d’écriture, il y a un bouche à oreille qui s’est fait et maintenant j’accompagne 13 associations pour leur développement. Parce que, qu’on le veuille ou pas, l’argent c’est le nerf de la guerre. Sans argent, elles s’épuisent et elles ne font pas du qualitatif.

Par exemple j’ai accompagné une association sur la Casté, une femme extraordinaire, mais je la voyais s’épuiser pour finalement… faire des cafés. Elles venaient, prenaient le café et repartaient. Rien n’était travaillé autre que ça. J’ai travaillé à la Castellane pendant 5 ans, j’ai connu cette asso et j’ai dit « tu ne peux pas rester comme ça, je vais t’aider à te développer. » Je lui ai donné tous les outils, toutes les armes et bien sûr je lui ai fait ses demandes de subventions. Aujourd’hui, si vous voyiez cette asso, qui se développe depuis 4 ans, elle est monstrueuse et elle est magnifique. Elle travaille des choses maintenant, elle fait des ateliers à thème, elle fait de vrais projets pour outiller des familles. 

UNE VRAIE PASSION

Le travail, l’asso… Mais c’est un investissement énorme, passionnel ?
Oui ! D’ailleurs travailler dans le social, ça ne peut être qu’une passion. Il ne faut pas le faire pour le salaire. À niveau d’études égal, bac + 3, nous on commence à 1 300 € quand un infirmier est à 1 800 €. 

Pendant ma dernière grossesse, au lieu de me reposer j’ai pu faire encore plus de choses pour l’asso, j’accompagnais les petits de l’aide aux devoirs aux ateliers des Arts de la Rue. Même quand je suis épuisée, si on me demande de l’aide au dernier moment pour les contrats de ville, je réponds toujours. C’est aussi pour ça qu’à la Politique de la Ville ils nous suivent toujours. 

Donc oui, c’est une vraie passion !


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Toutes les photos de cet article sont issues des réseaux sociaux de l’association. Merci !

Propos recueillis par Céline Gruyer, à Marseille, le 4 octobre 2025

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2 commentaires sur “Récit de Sofia Taibi, bénévole associative”