« Il y a eut à Marseille, un art visuel à la fois local et d’envergure qui n’a pas de comparable en France » (Girel, 2000)
Tout commence par un récit d’hospitalité de Christine Breton, conservatrice du patrimoine à la Ville de Marseille de 1988 à 2013.
Une nuit aux ateliers de Marseille
Cette nuit là je suis devenue un objet archéologique. C’était une belle nuit bercée par les bruits d’arrières cours avec une lune très fine posée en berceau entre les hauts murs.
Dans les arrières cours il y a le bruit des chats sauvages, la chaleur emmagasinée, le ronflement des machines d’aération qui veillent au grain et aux traces d’enfance accrochées aux volets qui claquent. Au bord de la nuit, dans cette chambre, ce que j’aime par dessus tout c’est le son des tambours qui roulent puissants, profonds et sous le roulement les cris des guerrières et guerriers qui s’apostrophent. Tambours de rues ou percussions afro-cubaines les cours du soir de la Cité de la Musique trainent aussi le oud oriental sous les voix d’enfants heureux qui chantent « j’ai peur la nuit » .
Je suis hôte de Belsunce dans les pentes de la gare, là où tout arrive. Tout cela malaxé offre une matière fluide et unique qui me renverse d’émotion. C’est cela l’hospitalité des ateliers d’artistes en passage, en installation, en écriture, en collectifs, en-ce-que-l’on-ne-connait-pas-encore.
Une politique communale se doit d’inventer, de maintenir, cette hospitalité au long court.
A cause de ce bout de phrase je me suis énervée et réveillée ! Enervée, par mon ton doctoral ; qui suis je pour donner des conseils de ce genre à une commune, seconde ville de France ? Réveillée, par la certitude que j’avais joué un rôle dans cette politique ; c’est alors que je me suis vue objet archéologique ; je peux donc vous raconter .
1987, juste aprés la mort du Maire de Marseille G.Deferre, je visitais les ateliers des artistes de la ville ; Colère noire de voir les conditions de travail de ces hommes et femmes dont nous avions acheté des oeuvres pour les collections du musée de Grenoble. Imaginez Richard Baquié inventant ses sculptures gigantesques et tenues dans une petite cuisine ! Pourtant les artistes avaient inventé leur solution, se mettre à plusieurs dans les friches industrielles en ruine.
1988, nommée dans l’équipe de Dominique Wallon, qui était le chargé de mission de R.P.Vigouroux pour le développement culturel, j’ai proposé en priorité de participer au développement des outils de travail des artistes : leurs ateliers. A court terme, acheter les bâtiments déjà squattés pour faire les travaux minimum ; à moyen terme se faire attribuer des bâtiments communaux abandonnés avec des baux emphytéotiques au franc symbolique ; à long terme suivre les travaux et les statuts les plus souples possibles.
C’est ainsi que j’ai couru la ville et les archives du service patrimoine, cherchant les propriétaires complices. Immeubles de Lorette, de Belsunce, de Boisson, de Servières, Abattoirs, Belle de Mai, Rez de chaussés au Panier ou derniers étages parfumerie Lamotte, avec les offices HLM, etc…
Le dispositif se complétait avec les soutiens à la première installation d’atelier ou les visites d’artistes internationaux dans nos friches de luxe comme la villa de la plage des Catalans ou dans les galeries associatives.
Cette méthode participative avec les artistes, les premiers concernés, a contribué à créer lentement la « Movida marseillaise ».
2025, pour vous ramener au présent, pour me sortir de la strate déjà lointaine, pour vous sortir de la couche déjà recouverte, l’objet archéologique redevient vivant. Ainsi je me suis rendormie, dans la pente de Belsunce, bruissante de tous les bruits, de tous les cris qui créent la ville.
« J’ai tout compris dans ces laboratoires-là, dans ces rapports de personne à personne qui s’établissaient dans l’atelier, quand on partage la parole avec l’artiste dans ce lieu-là, à un moment donné. La matière dont je parle c’est ça, c’est comme entrer dans la matérialité de la pensée collective, la matérialité de l’évolution des concepts ensemble ou encore entrer dans l’évolution de ce que l’on nomme ensemble l’inconnu. Lorsqu’un artiste met une forme sur cet inconnu, la petite limite de l’inconnu a bougé, et c’est ça pour moi l’aventure de l’art. Comment une forme matérialisée ou dématérialisée change un paysage mental et change ce rapport à l’inconnu, et cela pour tout le monde. C’est l’espace public de l’inconnu. Partager avec un artiste sa parole, ses mots, la découverte, sa position face à l’inconnu c’est faire agora dans l’atelier, à deux ou trois, puis à plus, c’est faire agora dans une salle d’exposition, faire agora dans les interstices de la ville, dans l’entièreté de la ville. » Extrait de la thèse de 1998 sur la décentralisation culturelle 82-94 à Marseille de Angelique Schaller, journaliste à La Marseillaise..
Enquête sur les lieux de production des travailleureuses des arts marseillais
Notre récit enquête se poursuite avec les résultats d’une micro-enquête du collectif des Travailleureuses de l’art 13 sur leurs lieux de production à Marseille.
En juillet 2024, le collectif Travailleureuses de l’art 13 a lancé une micro enquête par questionnaire afin d’évaluer les conditions de travail des travailleur·euses indépendant·es des arts visuels à Marseille. 67 personnes y ont répondu, très majoritairement des artistes plasticien·nes.
Cette note s’appuie sur ces réponses combinées avec des données plus larges sur les conditions de travail des artistes dans les arts visuels. Travailleureuses de l’art 13 (TDLA 13) est un collectif à géométrie variable qui s’est monté pendant les mobilisations contre la réforme des retraites de 2023.
Il regroupe des personnes, syndiquées ou non, qui agissent et portent des revendications pour les travailleur·euses des arts sur le territoire local d’Aix-Marseille.

Les artistes plasticien·nes, des auteur·ices à faibles revenus
Les artistes plasticien·nes sont à la croisée de deux populations de travailleur·euses, d’abord les travailleur·euses des arts visuels, ensuite les artistes-auteur·ices, deux catégories qui se chevauchent sans jamais complètement se recouvrir.

La notion d’« arts visuels » est une catégorisation du ministère de la Culture qui structure un secteur de production et de diffusion particulier, celui le plus directement héritier de l’histoire des beaux-arts — à l’origine, peinture, sculpture. On peut souligner deux choses à son propos. D’abord, il est le deuxième secteur le plus employeur parmi ceux culturels et créatifs, juste derrière celui du « livre et de la presse » et juste avant celui de l’ » audiovisuel/multimédia ». Ensuite, 83 % des emplois y sont non-salariés (ça va concerner les activités de création, mais aussi de curation, de médiation, de critique, de régie, etc.). Les travailleur·euses indépendant·es sont donc largement majoritaires dans le secteur des arts visuels.
L’expression artiste-auteur·ice désigne, quant à elle, un régime de protection sociale qui concerne les travailleur·euses indépendant·es considéré·es comme des créateur·ices — en distinction des artistes-interprètes —, c’est-à-dire, selon le code de la propriété intellectuelle, les producteur·ices d’œuvresoriginales, empreintes de la personnalité de leur auteur·ice. On trouve des artistes-auteur·ices dans de nombreux domaines, bien au-delà des arts visuels — dans la littérature, la traduction, la BD, la danse, le théâtre, la musique, les sciences, les arts graphiques et plastiques, la céramique, le cinéma, le jeu vidéo, etc.
Dans les arts visuels, les activités des plasticien·nes, des curateur·ices et des critiques relèvent du régime artiste-auteur·ice. Cette codification du travail concerne donc une large part des travailleur·euses indépendant·es du secteur, sans toutefois couvrir l’ensemble des pratiques — les médiateur·ices et régisseur·euses sont, par exemple, contraint·es à l’auto-entreprise.
Les revenus des artistes-auteur·ices sont inégalement répartis : une minorité très reconnue concentre la majorité des rémunérations. Ainsi, en 2021, les 10 % les mieux doté·es se partageaient 74,25 % de l’ensemble des revenus déclarés et 1 % centralisait à lui seul un cinquième de l’ensemble des revenus artistiques. La majorité, quant à elle, est très faiblement rétribuée : 75 % des artistes-auteur·ices déclarait moins de 10 000 € annuels en 2021 et la moitié ne dépassait pas 1 531 € par an — ce qui revient à 125 euros mensuels.
Si l’inégale répartition des revenus est souvent attribuée à une inégale répartition du talent, mais de nombreux travaux en sociologie, comme ceux rassemblés dans le n° 16 de la revue Agone, « Sous le talent : la classe, le genre, la race », montrent qu’elle est avant tout liée à des déterminants socio-économiques.
La faiblesse des rémunérations de la majorité s’explique aussi par la ponctualité des paiements à l’intervention, généralement très faible et ne couvrant jamais le temps de création et de production ; également par l’impossibilité d’accéder au régime de l’intermittence : les artistes-auteur·ices n’ayant pas droit à l’assurance chômage, iels ne peuvent pas assurer la continuité de revenus structurellement discontinus.

Les artistes plasticien·nes marseillais·es
Il n’existe pas de cartographie très précise des ateliers d’artistes à Marseille. Une carte est bien éditée à l’occasion des Ouvertures d’Ateliers d’Artistes (OAA), mais la participation à cet événement se fait sur inscription, ce qui laisse supposer que de nombreux espaces n’y figurent pas.
Il n’existe pas non plus de chiffrage précis de la population des plasticien·nes à l’échelle de la ville. On peut toutefois faire des hypothèses. On sait, par exemple, qu’en 2024, 4.764 artistes-auteur·ices des arts visuels domiciliaient leur activité dans les Bouches-du-Rhône, et que 235 artistes occupaient les 75 ateliers qui participaient aux OAA.
Le nombre de plasticien·nes sur le territoire se situe donc probablement dans cette large fourchette, vraisemblablement plus proche des 3 000 que des 235, compte tenu du fait que les artistes sont généralement des travailleur·euses citadin·es et que Marseille est la principale métropole du département.

Mais même en l’absence de chiffres précis, l’augmentation du nombre de plasticien·nes à Marseille, notamment en provenance de Paris, est manifeste pour quiconque évolue dans le secteur des arts visuels. De fait, rien d’étonnant à ce que des travailleur·euses à faibles revenus quittent Paris pour une ville où le mètre carré est, en moyenne, deux fois moins cher, facilitant, en théorie, l’accès au logement comme aux locaux commerciaux.
Leurs espaces de production
On peut identifier deux grandes formes d’espaces de travail pour les plasticien·nes : le travail à domicile et le travail dans un espace collectif en location.
Il existe deux types de gestion de ces ateliers collectifs : l’autogestion, lorsque l’ensemble des occupant·es décide collectivement du financement, du choix des résident·es, de la programmation ; la délégation, lorsque la gestion est assurée par un petit groupe, par exemple, une équipe salariée ou les membres d’une association distincts des résident·es. Les ateliers du premier type sont le plus souvent loués à des propriétaires privés via des baux commerciaux ; les seconds relèvent généralement de mises à disposition temporaires de locaux (souvent des friches industrielles) par l’État, les collectivités ou des promoteurs immobiliers.
Les ateliers loués individuellement, ainsi que la propriété, apparaissent, au vu des résultats de l’enquête de TDLA13, comme très minoritaires.
Autogérer son atelier collectif
Ce qui se dessine dans l’enquête et parmi les membres et l’entourage de TDLA13, c’est que les artistes plasticien·nes marseillais·es qui ont un atelier travaillent généralement dans des locaux commerciaux qu’iels louent collectivement à un·e propriétaire privé·e. Selon la carte des OAA 2024, ces ateliers se concentrent dans l’hypercentre, particulièrement dans les quartiers de Réformés, Longchamp et Saint-Charles.
La plupart des personnes qui ont répondu à l’enquête par questionnaire et qui travaillent dans ce type d’espace disent apprécier la cohabitation avec d’autres artistes, les échanges d’idées, l’entraide, les moments de vie commune, les événements collectifs, le lien social, la mutualisation des ressources (matériel, références, aide administrative), ainsi que la stabilité lorsque la relation avec le·a propriétaire ou l’agence se passe bien.
En revanche, iels ont soulevé de nombreuses limites. Les loyers sont jugés trop élevés, d’autant plus qu’ils sont souvent accompagnés de frais de réaménagement et de mise aux normes. Les problèmes d’infrastructure semblent fréquents : insalubrité, isolation défectueuse, humidité, nuisibles, inondations. L’inadéquation des locaux, souvent surpeuplés pour baisser les coûts, ainsi que la gestion collective, peuvent causer du stress, surtout si les relations avec le·a propriétaire ou l’agence sont tendues — ce qui semble arriver souvent.
Occuper un atelier mis à disposition
Parmi les répondant·es à l’enquête de TDLA13, la part de personnes travaillant dans un espace collectif à gestion déléguée était relativement faible. Rien d’étonnant à cela si l’on considère l’approximation du nombre de plasticien·nes sur le territoire — peut-être proche de 3 000 —, le nombre d’ateliers gérés par la ville (15 places) et de ceux gérés par des structures associatives dédiées au soutien des artistes (à vue de nez, entre 100 et 150 places en 2024). Compte tenu de ces approximations, on peut supposer que seuls 5 % des artistes-auteur·ices peuvent bénéficier d’un espace à gestion déléguée à Marseille.
Une insuffisance d’autant plus grande lorsqu’on prend en compte la durée des carrières — environ 40 ans — et la temporalité des mises à disposition des ateliers à gestion déléguée — entre 1 et 3 ans — : les conditions de ces mises à disposition ne couvrent, de fait, que 7,5 % des besoins de local au cours d’une carrière.
Concernant les localisations, on peut constater que l’emplacement des locaux mis à disposition par les collectivités ou l’État, directement ou par l’intermédiaire d’associations, tend à coïncider avec les politiques publiques d’aménagement territorial qui visent à transformer les fonctions économiques et sociales de certains arrondissements de la ville — en d’autres termes, à gentrifier des quartiers populaires. Ainsi, les ateliers les plus anciens se trouvent dans Le Panier, les locaux mis à disposition le plus récemment, plutôt, même si pas exclusivement, dans les quartiers nord.
La plupart des personnes qui ont répondu à l’enquête par questionnaire et qui travaillent dans les espaces à gestion déléguée apprécient le loyer modéré, l’aménagement des locaux, l’insertion professionnelle dans le réseau des arts visuels grâce à l’accompagnement, la formation et la visibilité qui leur sont proposées, ainsi que la vie collective stimulante.
Les limites principales qu’iels relèvent concernent la durée d’occupation, fréquemment jugée trop courte : la contrainte de devoir déménager au bout de deux ans est souvent mentionnée, certain·es soulignant que ces déplacements constants rendent leur production plus difficile et les précarisent. D’autres évoquent, dans les ateliers de la ville en particulier, des problèmes d’infrastructure : isolation thermique, phonique, couverture, manque de stockage, ainsi qu’un sentiment de mise à disposition aléatoire, mal adaptée aux pratiques.
Travailler chez soi
Plus d’un tiers des personnes ayant répondu à l’enquête menée par TDLA13 ont indiqué travailler depuis leur domicile. Iels sont sans doute bien plus nombreux·ses en réalité, ces personnes étant souvent très isolé·es et donc moins susceptibles d’avoir répondu au questionnaire.
À en croire les témoignages recueillis, travailler depuis chez soi apparaît plutôt comme une solution insatisfaisante. Les répondant·es ont en effet particulièrement insisté sur leur sentiment d’isolement. Iels ont également déploré l’absence de séparation entre leur vie professionnelle et personnelle, la taille insuffisante et l’inadaptation de l’espace, ainsi que l’impossibilité de recevoir des professionnel·les.
Dans la majorité des cas, travailler chez soi apparaît ainsi non pas comme un choix, mais comme une contrainte. Si les personnes n’ont pas d’atelier, c’est que les loyers des locaux identifiés étaient trop élevés, et/ou qu’iels n’avaient pas été retenues dans les dispositifs de mise à disposition déléguée. Au vu des commentaires, on peut supposer que les difficultés d’accès à un atelier constituent l’une des principales causes d’arrêt d’activité et qu’elle impacte d’abord les personnes issues des classes populaires. Avec la pression locative actuelle, le travail à domicile risque de concerner un nombre croissant de travailleur·euses.
En guise de conclusion, quelques pistes
Ce qui ressort des données rassemblées au sein de TDLA13, c’est que l’autogestion est globalement bien perçue par les artistes, dans la mesure où elle favorise des liens solides entre les occupant·es et permet une autonomie dans la définition des finalités du travail artistique. Parallèlement, l’accompagnement proposé dans les espaces à gestion déléguée est apprécié, notamment par celle·ux en début de carrière. Un modèle combinant espaces autogérés et espaces à gestion déléguée apparaît ainsi comme une perspective souhaitable. Mais dans l’état actuel des choses, bien que les deux modèles coexistent, ils sont chacun insuffisants, notamment en raison du nombre croissant de plasticien·nes à Marseille et de la précarité économique généralisée et durable qui les affecte.
Le nombre d’espaces de travail à loyers modérés proposés par la municipalité ou par les associations est largement insuffisant au regard des besoins réels, la brièveté de ces mises à disposition précarise les artistes qui ne peuvent se projeter et projeter leur pratique dans la durée, le marché privé les expose aux logiques spéculatives et aux abus du secteur immobilier.
Le questionnaire de TDLA13 comprenait une section demandant aux répondant·es s’iels avaient des propositions quant à l’amélioration de leurs conditions de production.
Concernant les espaces en gestion déléguée, les revendications les plus fréquemment formulées portent sur la nécessité d’augmenter le nombre de lieux disponibles à loyer gratuit ou très modéré, d’allonger les durées d’occupation et de revoir les critères d’attribution non plus sur des critères esthétiques, mais sociaux. On pouvait aussi trouver de nombreuses mentions de la nécessité de rénover les ateliers, en particulier ceux de la ville, en matière de chauffage, d’isolation et de couverture.
S’agissant des locations auprès de bailleurs privés, plusieurs leviers d’action ont été identifiés : l’encadrement des loyers par convention municipale, le contrôle de l’application des obligations légales des propriétaires, l’élargissement de l’aide à l’installation de la DRAC aux projets collectifs, la création d’un dispositif équivalent à l’APL, la mise en place de garanties de type Visal, l’accompagnement juridique pour l’ouverture de lieux et l’intégration des coûts liés aux ateliers dans les budgets de production.
Enfin, au-delà des modalités d’occupation, la mise en place d’une continuité de revenus pour les artistes-auteur·ices est apparue à de nombreuses reprises comme une revendication centrale — voir à ce sujet, la proposition de loi pour une continuité de revenus des artistes-auteur·ices.
« À quelques exceptions près, la condition de l’artiste n’est pas une priorité politique, compte tenu d’autres défis structurels. Et ce, malgré le rôle et l’impact des artistes dans le développement durable et l’importance de la protection et de la promotion de la diversité des expressions culturelles. » (Rapport UNESCO relatif à la condition de l’artiste, 2023).
Une enquête menée avec l’aide du collectif Travailleureuses de l’art 13, de Christine Breton et de la SCIC Les oiseaux de passage.
Tableau résumé (estimations 2024)
| Artistes plasticien·nes | +/- 3000 |
| Places dans les ateliers géré par la Ville de Marseille | 15 |
| Places dans les ateliers géré par des associations de soutien aux artistes | 100/150 |
| Places dans les ateliers autogérés | Inconnu |
Sources
- Table ronde 29 novembre 2024 dans le cadre de la rencontre « Quelle place pour les artistes à Marseille ? » initiée par le PAC et Artagon Marseille.
- Sylvia Girel. MARSEILLE Contribution à une histoire sociale des arts visuels 1960-2000. 2000. halshs-03368448
- Website des Ateliers d’artistes de la Ville de Marseille
- Page Instagram collectif Travailleureuses de l’art 13
- Encourager la créativité. Mise en œuvre de la Recommandation de l’UNESCO de 1980 relative à la condition de l’artiste. 5e Consultation mondiale. Rapport publié par l’UNESCO, 2023, 85 pages.
- Rapport Racine